Derrière les volets bleus

Derrière les volets bleus,

j’entendais s’ouvrir la paume immense de la mer sur la terre,

s’étirer le vent en son berceau de lumière,

crépiter les cigales entre les menthes, avant que le lait de l’azur ne se répande sur la nappe mauve du silence,

bourdonner une lueur qui traversait mon rêve, aussi vive qu’un météore précédant un voeu.

 

Je m’aperçois

combien ces moments désormais feus étaient d’or.

Alors, je garde mes paupières closes

comme les volets bleus de l’enfance :

que ma mémoire ranime le vaste murmure natal

de toute chose.

 

Géraldine Andrée 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s