L’incarnation

Dans le mot incarnation, il y a le radical carne qui signifie la chair, mais la chair dure, âpre, la viande : c’est l’acte de descendre dans la chair rude.

Je ne trouve pas cela beau.

Le mot incarnation me fait songer à l’incarnat :

l’incarnat des joues de l’enfance qui rougissent pendant les jeux ;

l’incarnat des cerises éclatées sur les doigts ;

l’incarnat des lèvres après le baiser ;

l’incarnat des ongles des jeunes filles ;

l’incarnat du murmure du sang, le jour comme la nuit.

On descend dans la couleur de joie de la peau

pour ensuite grandir, telle une flamme vermeille

dans le soleil.

Géraldine Andrée

Un commentaire sur « L’incarnation »

  1. Moi aussi je pense plus à l’incarnat qu’à la chair, qui fait penser à la viande, la nourriture. Pourtant la chair s’embrase et peut aussi être désirée pour une autre faim… alors elle est rouge et d’une belle chaleur…

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