Le peuple sans poésie

Il meurt
à petit feu
le peuple
qui vit

déraciné
des mots
de sa terre,
de la terre

de ses mots,
qui s’éloigne
du feu
de la poésie

qui avivait
jadis
son âme
et que son âme

avivait
Il est déjà
feu
dans la nuit

le peuple
qui survit
dépouillé
de ses poèmes,

tout transi
de lui-même,
le peuple
qui croit

que le cri
de la guerre
sous toutes
ses formes

change
davantage
le monde
que l’étincelle

de la parole
qui jaillit
de la gorge.
Il s’éteint

avant l’aurore
de Demain
le peuple
séparé

des hommes.

Géraldine Andrée

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s