Le vent dans les pins

Je songe au vent dans les pins là-bas.

Même si l’hiver est doux, le vent doit être plus violent.

J’entends, les yeux clos dans la nuit de ma chambre, ce bruit d’étoffe de jeune fille qu’il froisse et qu’il ouvre en corolle ; cet étirement de tissu jusqu’à la première vague de la mer qui se lève, là, derrière la verte lumière.

Et ces senteurs qui emplissent l’air, comme exhalées d’une échancrure offerte…

Je suis bien loin, ce soir, du vent dans les pins, loin de sa houle, loin de ce joyeux vertige qui emplit les poumons.

Mais je le retrouve lorsque je suis attentive au bercement d’enfance de mon souffle dans ma poitrine.

Alors, le reflet de la pinède luit et se balance jusqu’à ce que la première vague du sommeil m’emmène au pays où le pouls de la clarté court sur toutes les cimes.

Géraldine Andrée

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s