Clé de sol

J’ai ouvert

la porte

de ton salon :

 

la lumière

éclairait

les clés

 

de sol

des partitions

qui jonchaient

 

le sol

et que tu ne jouerais

plus jamais,

 

offertes

au rythme

silencieux

 

des jours

et des nuits

qui s’alternent.

 

Les saisons

passent

sur tes pages

 

de musique :

été, automne, hiver ;

bientôt

 

le printemps ;

ta mémoire

s’effeuille

 

au souffle

du temps.

Je voudrais

 

te tendre

une clé

que baigne

 

le soleil

de ce jour

et qui ouvre

 

le tiroir

où se rangent

tes expériences

 

mais tout

est fatras

chez toi.

 

A ce désordre,

il est une raison

que seul

 

Dieu

connaît ;

voilà

 

ce que me souffle

sans cesse

ma raison.

 

Après ta disparition,

ces partitions

demeureront

 

en vrac

sur le sol,

attendant

 

que tes mains

leur rendent

leur voix.

 

La lumière

du jour

joue

 

à ta place

avec les doubles

croches

 

de cette joyeuse

sonate

de Mozart :

 

Clé de sol ;

clé de fa.

Quel paradoxe :

 

Tu es là.

Et pourtant,

tu t’en

 

vas.

 

Géraldine Andrée

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