La pervenche

Songe,

mon amie,

à la pervenche

là-bas ;

 

songe

à ses feux

follets

qui embrasent

 

l’instant

quand

le vent

pousse

 

le ciel

de son souffle

et à ses pétales

qui répandent

 

les notes

des gouttes

de dimanche

en dimanche.

 

Ne reconnais-tu pas

nos voix

qui s’ébrouent

en riant

 

derrière

les dentelles

de l’enfance ?

Songe

 

à la pervenche

de notre saison,

là-bas,

dans l’herbe

 

qui borde

la maison

et dont le bleu

se rappelle

 

ardemment

à nos yeux

si notre mémoire

s’endort

 

à la lisière

de la mort,

trop longtemps

bercée

 

par le Temps…

 

Géraldine Andrée

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