Ton regard

Vient l’heure

où ton regard

ne fixe

aucun point,

 

même pas

ce trait d’union

sur l’un des vieux chandails

que tu rapièces,

 

même pas ces pointillés de lumière

sautillant pourtant

sur le chemin bleu

de ton poignet,

 

même pas les virgules

minuscules

de cette montre

qui scande ta vie encore.

 

Vient l’heure

où ton regard

cesse

de s’attarder

 

car il est temps

pour lui

de s’en aller

vers une destination

 

sans halte

dont toi seule

connais

le secret.

 

Alors, ton regard

traverse

mon visage,

et, comme une vague

 

qui franchit

le seuil des sables,

il prend

le large.

 

Moi, je reste sur le rivage.

Ton regard

n’emporte jamais

mon regard

 

vers un point commun.

Vient l’heure

où, quand je te quitte,

tu es déjà

 

loin.

 

Géraldine Andrée

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