L’été à l’ombre de chez toi

C’est l’été.
Sur le chemin
qui va
jusqu’à ta grille,

tout vit ;
tout rit ;
tout bruit ;
tout luit.

Mais tes persiennes
demeurent
closes
parmi

les feuilles
de lierre
et les feux 
des roses.

Je me demande
comment c’est, l’été,
à l’ombre
de chez toi.

Entend-on
bourdonner les voix,
tinter les notes
du concert sous le kiosque ?

La lumière
dépose-t-elle
tout de même
en fin de journée

sa grande robe
rayée
sur les fauteuils
de velours ?

Perçoit-on
le bruit d’une porte
qui se referme
au loin ?

Ce qui est sûr,
c’est que la houle
du murmure
des arbres

ne roule plus
vers le regard
de cette jeune fille
sans âge

assise
dans son tableau
accroché au mur
de la cheminée.

Qu’importe aussi
cette brise
en fête
qui brasse

des pétales
et des abeilles,
personne
dans les chambres

n’y prête
l’oreille.
Et je songe
à quoi ressemble

le silence
dans tes miroirs.
Mais si je m’adresse
à ma mémoire,

je recevrai
peut-être
en guise
de réponse

le clignement
de l’horloge,
ce coeur
d’or

qui bat toujours
et qui ajoute
une seconde
de plus

aux souvenirs
que je vois
encore
endormis

ici et là,
derrière
chaque chose
qui repose

à l’ombre
de chez toi.

Géraldine Andrée

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