La brume du matin

La brume du matin
blanche
sans être épaisse
laisse deviner
la balancelle des enfants
la vasque dans laquelle
rit l’eau de l’été
la treille où rosit le raisin
l’étang aux oiseaux
l’auvent de bois
où se nichent
les hirondelles
avant leur départ
la haie de lauriers
la haute véranda
où l’on rêve longtemps

Bientôt
je le sais
le soleil 
y accrochera
un frêle diadème
dont l’éclat
irradiera
jusqu’aux lisières
juste avant
que la brume
ne se lève
et ne révèle
la puissante
lumière
du jour
s’accomplissant

C’est ainsi
que je vois
ton absence
léger voile
derrière lequel
je perçois
l’étincelante
gemme
de ton regard
et lorsque
par le songe
ou par la pensée
je le soulève
c’est tout le jour
qui se réalise
dans mon regard

Géraldine Andrée

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