Les rayons ultimes

Les rayons
ultimes
descendent
des cimes

Un peu pâlis
par l’approche
de la longue
nuit

ils allument
leur lueur
sur les branches
du noisetier

les feuilles
de trèfle
qu’a brunies
la pluie

la nèfle
bientôt blette
la prune
déjà rouie

les fleurs
qui font l’offrande
à la terre
de leurs pétales

que le vent
disperse
un instant
plus loin

et ce sont pour
nos pas lents
autant
de lampes

qui nous mènent
vers le seuil
de la demeure
autant

de petits feux
tremblant
au passage
de ces silences

qui respirent
en profondeur
et dont l’haleine
cachée

dans les plis
de l’ombre
grise
nous dit

Tenez la main
de l’Ami
jusqu’à la fin
du chemin

Géraldine Andrée

 

 

 

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