Le jardin d’Andrée

Comme ton jardin,

Andrée,

abonde

depuis que tu es partie !

 

Le laurier-rose

offre

ses fleurs

écloses.

 

Le lierre

monte

de feuille en feuille

jusqu’au soleil.

 

Le sureau

allume

une par une

sur mes pas

 

ses belles

ombelles

blanches

comme

 

des coiffes

de communiante.

Sur les bords

du chemin,

 

luisent

les mille

aiguilles

du cerfeuil.

 

L’oeillet

s’enorgueillit

de sa corolle

vive.

 

Et l’on dirait

que les grelots

de couleur

de l’églantine

 

s’apprêtent

à sonner l’heure

avec leurs notes

argentines.

 

Près d’un pot,

un sac de toile

épanche

son terreau.

 

Sur une pierre,

attend

une paire

de ciseaux

 

pour la prochaine

bouture

et l’arrosoir

qui a la gorge

 

sèche

accroche

quelques

étincelles

 

à son anse

afin que tu songes

à y verser

l’onde nécessaire.

 

Le jardin,

quoi qu’il soit

arrivé,

demeure.

 

Il regarde

ton seuil

de tous ses yeux

ouverts

 

mais la brise

chuchote

des prières

au volet

 

de ta porte

-fenêtre

sans te faire

apparaître.

 

Géraldine Andrée

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s