Le temps de la flamme

Dans la demeure

de là-bas,

il n’y avait pas

d’horloge.

 

Seul

importait

le temps

de la flamme :

 

comment

à chaque

instant

elle se penche,

 

vacille,

puis se redresse,

soudain

plus forte,

 

plus grande,

enluminant

les ombres

du silence…

 

As-tu souvenance

des battements

des secondes

en son centre

 

comme si

son propre souffle

l’avivait

davantage,

 

de ses reflets

qui tremblent

un peu

à l’approche

 

des visages,

et de son coeur

bleu

qui change

 

les couleurs

de nos yeux ?

Là-bas,

il n’y avait pas

 

d’horloge.

Mais lorsqu’il

restait

une toute

 

petite

mèche d’or,

bien brillante

encore,

 

on savait

qu’on était

arrivé

au seuil

 

de l’aurore

 

Géraldine Andrée

Tous droits réservés@2018

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