Je sonne encore une fois chez toi

Je sonne encore une fois chez toi.

Quatre petits coups secs.

Et j’imagine

que ces quelques

notes

sautillent

telles

des billes

de seconde

en seconde,

de bibelot

en bibelot,

qu’elles passent

devant le regard

de la jeune fille

qui se promène

dans le jardin

du tableau,

rebondissent

sur les touches

blanches

et noires

du piano,

puis qu’elles touchent

dans un ultime

écho

le coeur

du silence

qui tremble

comme un grelot.

Ici, la rue

bruit

et rutile

au soleil

du mois d’août.

Des adolescentes

passent

en robes courtes

et leurs rires

tintent

comme des perles

qui s’échappent

d’un bijou.

Leur joie

m’est presque

insolente.

J’attends,

l’index

tendu

vers le bouton doré.

Personne

n’a répondu.

Il fallait s’y attendre…

C’est le matin

et pourtant,

il est bien trop tard.

Mais je veux en avoir

le coeur net.

Alors, je sonne encore une fois

chez toi.

Quatre petits coups secs.

Géraldine Andrée

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