Sans titre

On n’emporte pas là-bas
ce que l’on a.
Les meubles et les bijoux
ne passent pas la frontière.
Seul ce que l’on fut
à travers ce que l’on aima
arrive de l’autre côté :
la joue d’un enfant,
une lumière de juillet,
un après-midi de lecture
sous le marronnier,
le souvenir de chaque grain compté
sur la peau de l’amant,
l’écoute tranquille
de l’eau qui coule,
des ailes que l’on a recueillies
sans les retenir,
juste le temps 
qu’elles se reposent
au coeur des choses…

Géraldine Andrée

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