La maison là-bas

Alors que les abeilles
jouent avec un rayon de soleil
je pense à la maison
immobile dans le temps

à ses assiettes ses couverts
qui pourraient être disposés
pour un repas
– et personne n’est là –

à ton sac sur la chaise
preuve que tu es revenu
de la supérette
– mais je n’ai pas entendu ton pas –

aux draps du grand lit
qui me réchaufferaient pour une nuit
à la lampe de chevet
dont j’ai souvenance

qu’elle brille
d’une clarté si vive
sur le livre
ouvert

Je ne reviendrai pas
Que ferais-je de son silence
et du spectre
des voix absentes ?

Il y a quelques mois
encore
je veillais tard
en son coeur

et je me réveillais
avec la lumière
de sa fenêtre
Rien ne demeure

Et pendant que les abeilles
jouent
avec ce rayon de soleil
déjà roux

je pense à la maison
qui attend
un habitant
et à son oeil d’or

qu’est le cadran
de l’horloge
guettant
notre retour

dans les plis
de l’ombre
alors que s’est arrêté
le temps

Géraldine Andrée

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