Le pouls de notre monde

Le pouls de notre monde ralentit, mon ami…

Pourtant, il n’y a jamais eu autant de fleurs dans le soleil,
autant de chants dans les feuillages…
Déjà, chaque brin d’herbe bourdonne
et le ciel offre tout son bleu
à la cloche de Pâques qui sonne.
Les corolles révèlent leur regard
tandis que tu t’ensommeilles.

Le pouls de notre monde se suspend d’un temps.

La résine, elle, se constelle d’argent
sous la caresse de la lumière.
Une vague de vert s’entrouvre
pour ce souffle qui n’est pas le tien,
mais celui de la brise
débordante de parfums
sur son propre chemin.

Et la sève – ce sang des branches
et des tiges –
bat au rythme d’un temps
dont seul l’Univers
comprend l’indicible
murmure,
alors que tu songes

à revivre demain,
si c’est possible.
Mais aujourd’hui,
tu ne peux rien
changer de ta main,
rien ordonner
selon ton désir,

car le pouls de notre monde ralentit,
mon ami.

Géraldine Andrée

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