Sieste

Dans la lumière
les persiennes sont closes
Sous le chiffon mouillé
la table est encore constellée
de lueurs d’argent
qui vont bientôt s’éteindre
On a rangé le dernier couvert
dans la crédence
C’est l’heure où les abeilles
elles-mêmes se reposent
sur les feuilles de lierre
et où l’oubli de tout
ce qui fut vécu
le matin
semble étreindre
l’âme qui s’abandonne
Mais alors que l’on croit
qu’il n’y a plus personne
le souffle du dormeur
dans son fauteuil
s’enroule comme un chat
autour du silence
tandis que l’ombre de Claire
depuis longtemps partie
franchit le seuil
et entre dans le coeur
de porcelaine
de la moindre chose
sans le briser

Géraldine Andrée

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