Le jardin

J’ai marché jusqu’au jardin bien que cela fût vain.
Depuis que sa porte est fermée, je sais combien il importe à mon désir.
Pouvoir, chaque jour, prendre un bain de feuilles et de notes, même si cet oubli est court.
Suivre l’allée douce avec mon panier de courses.
Prolonger le temps, au retour, sur un sentier détourné qui franchit le seuil de l’autre côté, là où brillent les feux des rosiers.
Jouer avec le regard de l’enfance à saute-soleil entre les branches.
M’asseoir dans la lumière qui s’attarde comme si l’on était dimanche.
Depuis que le jardin est fermé, je rentre tôt pour ouvrir mon cahier.
Et là, entre les lignes, apparaissent les fleurs de glycine
qui entourent ton prénom séparé du mien,
par un seul espace de ciel blanc.

Géraldine Andrée

2 commentaires sur « Le jardin »

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