La maison de là-bas

Il faut que je laisse aux ombres
Des recoins
La maison de là-bas
Même si elle n’est qu’à quelques pas
Elle se trouve loin
De ma vie désormais
La maison qui a clos son coeur sur le silence
Et dont la lumière éclaire toujours
De toute sa présence
Les meubles sans les habitants
Les tiroirs sont des tombes
Pour les souvenirs d’enfance
Les fauteuils de velours
Attendent un retour
Qui ne se produira pas
L’armoire a refermé ses portes
Comme des bras de morte
Sur la corbeille des repas
Je t’entends dire
Dans ma mémoire
Je vais remonter l’horloge
Mais remonterait-on pour autant
Le temps
Jusqu’au signe
Ultime
De la main ?

Géraldine Andrée

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s