Le cahier du Kif : Semaine 3

Même si cette semaine, au premier regard, ne devrait pas être honorée,

et fut plutôt très difficile à vivre,

je termine toujours les défis commencés

et, de toute façon, il est dit qu’il faut toujours remercier le Très Grand

pour ses beautés et bontés, aussi minimes soient-elles.

Alors, voici les 20 petits bonheurs de cette longue semaine :

1) La musique de Tim Wheater qui me donne des ailes.

2) Les vidéos des lanceurs d’alerte et éveilleurs de conscience.

3) Le coeur craquant de l’endive.

4) La quiche lorraine, fondante et dorée.

5) Le chemin roux qui me fait prendre conscience de mes pas.

6) Les éclats de rire de la pluie – ce triste temps dit-on – dans la cour.

7) Le vent qui joue avec mon volet.

8) La brioche et sa couronne de miel.

9) Le poème qui vient vite, comme ça, présent offert par une paume invisible – poème, mon ami…

10) Ma capacité à dire non, à résister à la mauvaise foi, à dévoiler les mensonges…

11) La connaissance de la demeure de mon âme – vous savez, là, juste en-dessous du coeur…

12) La biographie de Maurice Carême qui m’emmène sur les chemins du temps où le monde aimait encore les poètes…

13) Les conseils si avisés de mon amie Julia, le sang de sa Veine d’or qu’elle me transfuse, le soir, quand je m’endors…

14) Compter les pages d’écriture et me dire que, ma foi, j’ai bien avancé et que j’ai tant à écrire encore, preuve que je vis…

15) Le souvenir d’un rêve d’enfance qui me fait sourire : celui-là aussi, tiens, je vais l’écrire…

16) Le bonjour joyeux d’une élève insupportable l’an dernier et qui me remercie dans l’escalier de ce bahut gris parce que, grâce à moi, elle a fait des progrès en français et qu’elle aura sûrement son bac…

17) L’odeur de la terre mouillée que je connais depuis mes promenades dans la clairière de mon enfance !

18) Une goutte de parfum vaporisé dans le cou le matin et qui m’est fidèle jusqu’au soir…

19) Ma trousse de couture et ses fils multicolores pour repriser une robe mitée !

20) Savoir que je respire et que c’est amplement suffisant…

A la semaine prochaine,

à n’importe quelle heure,

pourvu que ce soit l’heure du coeur…

 

Géraldine Andrée